À QUEL POINT LA FRANCE EST-ELLE OUVERTE D’ESPRIT ?
- efparis
- 7 déc. 2021
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À QUEL POINT LA FRANCE EST-ELLE OUVERTE D’ESPRIT ?
•Introduction•
-LGBTQ, Racisme, Liberté d’expression et Sexisme
« Tout individu a droit à la liberté d’opinion et d’expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d’expression que ce soit. ». ARTICLE 19 de la DUDH*
Après la Déclaration universelle des droits de l’Homme, qui a été adoptée le 10 décembre 1948 à Paris par l’Assemblée Générale des Nations Unies, chaque homme en France a légalement la liberté d’opinion et d’expression. Mais quelle est la réalité de ces droits? Dans quelle mesure la France en tant que pays et les Français eux-mêmes sont-ils ouverts aux problèmes actuels tels que le racisme, la LGBTQIA et le sexisme? Au départ, il faudrait d'abord définir le terme d'ouverture d'esprit: quand une personne est ouverte d’esprit, elle fait preuve de souplesse et de tolérance à toutes les idées et toutes les nouvelles perspectives qui s’ouvrent à elle. Ça veut dire aussi qu’elle accepte et respecte le changement des personnes et circonstances qui l'entourent. Ces compétences sont particulièrement importantes pour être en mesure de comprendre la société et le monde dans lesquels nous vivons, qui sont en constante évolution à cause des tendances actuelles. En France, le racisme existe encore, mais dans beaucoup des cas de manière cachée. Ces derniers temps, surtout les asiatiques et les musulmans en souffrent. Dans les médias, ils expliquent que c´est une conséquence de l´apparition du coronavirus ou des attentats de Paris ou de Nice. Mais il faut comprendre que parce que le covid apparement venu de Chine ou que les coupables des attentats étaient des musulmans, que tout le monde est responsable de ces événements, il faut ouvrir les yeux. En outre, il faut mentionner le cas du sexisme (machisme) en France, l'année dernière, plus de 100 femmes ont été assassinées par leur partenaire masculin. Finalement, il y a toujours de nombreux cas d'agressions physiques ou verbales homophobes chaque jour, et parfois même certains cas de meurtre. Honnêtement, c'est une honte que cela continue de se produire au XXIème siècle. *DUDH = La Déclaration universelle des droits de l’Homme
-Pourquoi faut-il lutter contre ces inégalités et ces discriminations
On a tous le droit de vivre dans les mêmes conditions indépendamment de la race, du sexe, de l’origine ethnique, de la religion, de l’orientation sexuelle,… Mais malheureusement encore aujourd'hui ce n'est pas le cas. Beaucoup vivent sous des menaces constantes ou cachent leur véritable identité. D'autres subissent des violences physiques et psychologiques et dans de trop nombreux cas, malheureusement, la mort. Il n'est pas juste parce que nous sommes soit disant différents, selon des règles instaurées par certaines personnes, nous ayons à souffrir des conséquences des diktats de notre société. Cela doit changer, nous devons changer en tant que société, nous sommes dans le besoin d’une société où nous pouvons tous vivre sans peur et dans des conditions égales, la vie que chacun de nous mérite finalement.
•Histoire personnelle•
Je m'appelle Amaya et je suis lesbienne. Aujourd'hui je peux dire que je suis fière et heureuse d'être comme je suis, mais cela n'a pas toujours été le cas. Depuis que je suis petite je sais que j’aime les filles et pas les garçons, mais j'avais très peur de le raconter, j'avais honte et je voulais vraiment que ça s’arrête, c'était simplement un cauchemar. Un jour j’ai été assez courageuse pour faire mon “coming out" pour la première fois. Je l’avais juste raconté à quelques copines mais ça faisait déjà beaucoup pour moi, elles étaient toutes très gentilles et mignonnes, elles m’ont soutenu depuis le début. Petit à petit je l’ai dit à plusieurs personnes, même ma sœur et mon petit frère. Entretemps, j'avais encore très peur et beaucoup d'anxiété. Ma plus grande peur était de le dire à mes parents, mais avec le soutien et la motivation de mes copines et copains je l'ai fait. C'était le 12 février 2020 quand j'ai décidé de le raconter à mes parents, quand je leur ai dit, il n'y a eu pas de réaction, pas un seul mot. Donc moi je pensais que c'était bien. Pourtant, le lendemain matin, mon monde s’est effondré. La première chose que j'ai vu c'était un message de ma mère sur WhatsApp qui disait que je n'étais plus sa fille, que j'avais une maladie mentale et qu'ils allaient chercher une psychologue pour guérir ma maladie, parce que j'étais lesbienne. Un peu plus tard, juste avant de partir au lycée, mon père m'a dit la même chose mais en pire, et cette fois en face à face. J'étais brisée, je ne voulais plus vivre, j'avais l'impression que tout mon monde s'était effondré. J'avais décidé avec l'aide de mes copines d'aller voir une psychologue pour m'aider à traverser cette période difficile, on m'a diagnostiqué une dépression. Pendant un an j'ai entendu chaque jour des commentaires homophobes, je n'étais pas permise de voir mes copines, de les inviter à la maison, tous mes messages entre mes copines et moi étaient lus et contrôlés par mes parents, je n'avais plus d´intimité, plus de vie. Aujourd'hui je peux dire que ça va mieux, même si souvent c'est encore dur de se lever le matin pour commencer la journée, je pleure chaque semaine mais ça va mieux. J'ai du mal à m'accepter et à être moi-même parfois, mais je suis fière des progrès que j'ai fait quand je regarde en arrière, je suis heureuse d'être moi. Mes parents font de petits progrès et acceptent qui je suis et comment je suis, plutôt mon père, mais c'est déjà quelque chose. Avant quand on parlait de l'avenir il disait tout le temps, "quand tu trouveras l'homme de ta vie", mais maintenant il dit "la femme de ta vie". Ça ne paraît pas grand chose mais pour moi c'est déjà beaucoup. Je me sens plus libre, fière et contente que jamais, même si je dois encore beaucoup travailler et que parfois les journées sont difficiles parce que j'y pense. Je ne veux pas que ce soit une histoire qui rende les gens tristes, je veux que ça leur donne de l'espoir, si mes parents on pu changer, le monde le peut aussi. Néanmoins votre bonheur et votre bien-être ne doivent pas dépendre de ce que pensent vos parents, c'est votre vie et non la leur, vivez-la comme vous le souhaitez. Ensemble on peut montrer au monde qu'être gay, lesbienne, transsexuel, noir, blanc, arabe, chinois... ce n'est pas mauvais mais c'est ce qui rend cette planète si belle et unique. Nous, on peut changer le monde, mais pour ça il faut se battre et ne pas abandonner, sinon personne ne le fera.
Je m'appelle Ana et je suis bisexuelle. Aujourd’hui je suis capable d’accepter ce que je suis et je sais qu' il y a encore beaucoup de travail à faire mais quand je vois tout le travail que j’ai fait jusqu'à aujourd'hui je me sens vraiment fier de moi-même. Heureusement ma famille n'est pas homophobe mais chez moi, nous n'avons jamais parlé de ces sujets. Ma difficulté avec le sujet était que ma famille est religieuse et qu'il n'y avait personne pour nous apprendre que la communauté LGBTQ était normale. La seule chose que nous savions était ce que disaient les jeunes à l'école, mais c'était vraiment un sujet tabou.
Il a donc été assez difficile de me découvrir et de m'accepter. Je sentais que quelque chose n'allait pas et j'avais très peur de moi même. Je voulais en parler à quelqu'un, mais j'avais peur de sa réaction et je ne savais pas à qui m'adresser. Je me suis sentie rejetée et ce n'était vraiment pas la meilleure partie de ma vie. Je me souviens avoir écouté ma grand-mère et ma mère parler de la date de mon mariage et je ne pouvais m'empêcher de penser que si je leur disais, je les décevrais. Penser à ce que serait ma vie si je ne le disais pas me faisait pleurer plusieurs fois pourtant l'idée de le dire me faisait paniquer.
La première personne à qui je l'ai dit était mon meilleur ami et j'ai mis tellement de temps à le dire que lorsque j'ai fini par le faire, je me suis mise à pleurer parce que j'étais gênée et j'avais peur, mais surtout parce qu'on m'a enlevé un poids énorme que je ne savais pas que j'avais sur les épaules. J'ai été vraiment soulagée lorsque mon ami m'a dit que tout allait bien et qu'il me soutenait. J'ai mis longtemps à l'accepter et à le comprendre mieux et un jour, j'ai pu en parler à mes parents. Je ne sais pas vraiment s'ils ont compris ce que cela signifiait, mais ils ne m'ont dit rien de mal.
Aujourd'hui, deux ans plus tard, je me sens à l'aise avec qui je suis mais je dois admettre que je me sens frustrée et attristée par le fait que tous ceux qui font partie de la communauté doivent faire leur "coming out". Il ne devrait pas y avoir de telles choses. Nous ne devrions pas supposer que quelqu'un est d'une certaine manière parce que cela fait se sentir mal ceux qui ne le sont pas.
•Solutions du gouvernement français•
Pour lutter contre ces discriminations et inégalités, on a besoin d’une réponse universelle. En ce qui concerne la France, elle dispose de normes constitutionnelles et supranationales afin de combattre le racisme, le sexisme et l' homophobie. Cette lutte doit devenir une priorité publique en premier plan. Entre autres, ils ont recommandé une politique de révision de la carte scolaire, associant les collectivités territoriales, l’éducation nationale et les parents d’élèves.
Il faut demander aux écoles et au système éducatif de leur apprendre dès le plus jeune âge que c'est normal, que ce n'est ni quelque chose de surprenant, ni quelque chose de mauvais ou d'étrange. Qu'ils grandissent en respectant tout et qu'il n'est pas nécessaire de "sortir du placard" car il n'y aura pas de stéréotypes à remettre en question.
•Nos solutions•
Évidemment nous devons commencer le changement chez nous. Avec nos enfants, frères et sœurs, nos parents et nos amis. Le but n'est pas de les forcer à quelque chose mais plutôt de les rendre conscients sur le sujet et comment est-ce qu'on peut les aider. Car je pense que le monde change pour le mieux, mais nous devons y prêter plus d'attention et commencer à éduquer les gens sur ce sujet. Aux adultes et aux enfants, de la même manière qu'on leur enseigne tout le reste, parce que c'est la bonne chose à faire. De cette manière, nous éviterons les conflits qui existent aujourd'hui en raison de la désinformation ou de la l'homophobie. Je pense que la bonne chose à faire serait que personne ne doit sortir du placard parce que personne ne devrait y être en premier lieu.
Également nous proposons une lutte universelle. Quand dans notre journée on voit un acte discriminatoire, on doit intervenir et apporter notre soutien à la personne discriminée. Mais plus important, éduquer nos enfants dans le respect, la tolérance, l’acceptation et l’amour.
•Perspectives positives pour l’avenir•
Sources:
- https://www.diplomatie.gouv.fr/IMG/pdf/dudh_cle8bfd42-1.pdf (21.11.2021). - https://www.penser-et-agir.fr/etre-ouvert-d-esprit/ (21.11.2021).
Ecrit le 06/12/2021
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